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Comment parler "drogue" avec son adolescent ?

Conseils pour les parents face ce sujet délicat qu'est la drogue (tabac, alcool, paka, cannabis, etc)




Qu’on décide d’aborder le sujet avec ses enfants ou non ; il faut bien se dire qu'ils entendront parler un jour ou l’autre de la drogue ; Que ce soit à l’école, à la télévision ou par les copains : ils auront différents sons de cloches du plus moralisateur au discours incitatif. Alors, autant prendre le taureau par les cornes et leur donner votre propre son de cloche, ce que vous avez VRAIMENT envie de leur transmettre ; pour les aider à faire du tri dans les informations qu’ils recevront et savoir comment se comporter face aux sollicitations qu’ils risquent de rencontrer.


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DE QUOI PARLER ?

Si vous décidez d’aborder le sujet de la drogue avec votre enfant, c’est sans doute parce que vous avez été confronté à une situation qui vous y a fait penser :
Avez-vous visionné une campagne de communication à la télévision en présence de votre enfant ? Avez-vous lu un article alarmant dans les journaux sur la consommation de tabac chez les collégiens ? Ou encore, avez-vous trouvé des objets suspects dans un sac d’école ?

Dans ces différents cas de figure, il sera pertinent de dire d’emblée de quoi vous souhaitez parler : voilà en exemple, quelques sujets possibles que vous choisirez en fonction de ce qui vous semble de plus pertinent pour vous :
  • Un fait d’actualité : il y a des faits, une date, un lieu et en général des informations sur les sanctions encourues. Dans ce cas, vous pouvez attirer l’attention de votre enfant sur le fait que le danger des drogues est bien réel, proche de lui et que la loi encadre voire sanctionne un usage illégal de ces drogues.
     
  • Un message choc dans une campagne de prévention : l’objectif de ces campagnes est de dissuader d’éventuels consommateurs ou de convaincre de jeunes consommateurs de renoncer à leur consommation. Sur ce, point, vous pouvez apporter votre sentiment, avec vos mots sur ces avertissements et engager un échange au sujet du danger que représente la consommation de drogues dans la société. Cela permettra à votre enfant de voir quelle position vous tenez par rapport à ces messages qui sont parfois éloignés de ses préoccupations et l’informera indirectement, que vous êtes prêts à avoir cette discussion avec lui/elle s’il en ressent le besoin.
     
  • Des objets suspects dans un sac d’école : inutile de passer par quatre chemins : ce que vous voulez savoir dans ce cas, c’est si vos inquiétudes sont fondées ou non au sujet d’une éventuelle consommation et qu’est ce qui explique que de tels objets se soient retrouvés dans ce sac. Abordez donc sans détour l’objet de votre échange en lui faisant part de votre sentiment et en lui posant des questions claires et précises. Mais tâchez néanmoins de ne pas l’accabler  sous l’effet de la colère ; sans quoi, il n’y aura pas de discussion possible.

SAVOIR DE QUOI ON PARLE : le QUIZZ !

Pour être crédible devant votre enfant, mieux vaut qu’il se rende compte que vous connaissez (un minimum) le sujet de votre échange. Bien sûr, tous les parents savent (en gros !) ce qu’est une drogue, mais savez-vous exactement ce qu’il en est des drogues aujourd’hui ?
Pour vous aider à faire le point, voici un petit quizz :
  1. Savez-vous comment se consomme le paka habituellement ?
     
  2. Savez-vous combien coûte une dose de paka ? d’ice ?
     
  3. Savez-vous ce qu’est l’ice ?
     
  4. Connaissez-vous les risques de dépendance des différents produits ?
     
  5. Savez-vous s’il y a des risques au collège ?
     
  6. Savez-vous si l’alcool est considéré comme une drogue ou non ?
     
  7. Connaissez-vous les effets provoqués par la prise associée alcool/paka ?
 
Si vous avez répondu non à au moins deux de ces questions, pas d’inquiétude : vous n’êtes certainement pas le seul ; mais il peut être utile de s’informer un peu plus pour avoir des informations précises à communiquer lors de votre échange.

Pour ça, plusieurs sources peuvent vous y aider :
Un service spécialisé existe en Polynésie comme ailleurs en francophonie, qui informe et accompagne les familles confrontées à ce problème. Il s’agit du CCSAT : derrière cet acronyme barbare, se cache une équipe pluridisciplinaire des champs médicaux et psychologiques, spécialisés sur la question.
Leur site donne des informations sur les différents types de drogues, notamment. http://www.drogue-polynesie.com/

D’autres sites Internet proposent de l’information sur les différentes substances et leurs effets : parmi eux : l’observatoire français des drogues et des toxicomanies :(http://www.ofdt.fr/), l’association  «  enfance sans drogue » :(http://www.enfancesansdrogue.org/, ou le « Partenariat pour un Canada sans drogue » (http://www.canadasansdrogue.org/).

Des associations, œuvrant plus localement, proposent aussi de l’information sur la prévention (notons par exemple, le blog de l’association vivre sans drogue en Polynésie : www.association-vivre-sans-drogue.com/.)

Au sujet de l’ICE…

Les drogues comme le tabac ou le paka sont maintenant connus. Mais saviez-vous qu’en Polynésie et ailleurs, la consommation (et le traffic) d’Ice ne fait qu’augmenter ?

L’actualité nous dessert fréquemment des affaires en rapport avec l’Ice. Et ce n’est pas rien, quand on pense que cette substance de la famille des métamphétamines entraine une dépendance sévère (en quelques jours seulement !)  et d’autres complications tout aussi graves, comme ses effets très toxiques sur le cerveau ou le risque mortel lié à une surdose.

De plus, les hallucinations que l’ice provoque et la déprime qui suit la prise, augmentent considérablement le risque suicidaire. Autant dire que cette drogue qui circule discrètement, sans bruit et sans odeur, représente un danger réel dont nous devons prémunir nos enfants.

Vous pouvez consulter l'article plus complet du CCSAT ici.

COMMENT S’Y PRENDRE POUR DIALOGUER ?

  1. Préparez-vous. Comme nous venons de le voir, face à des sujets délicats comme celui-là, il est important de se préparer. S’informer, en discuter avec son conjoint, réfléchir à ce que l’on souhaite transmettre comme message, choisir le bon endroit, et le bon moment…
     
  2. Partez des faits. Pour engager la discussion, contraignez-vous à exposer d’abord les faits que vous avez observés : des accessoires suspects trouvés dans une chambre, un changement de comportement, une chute des notes, la fréquentation de personnes dont vous savez qu’elles se droguent, etc.
     
  3. Parlez de vous : ce qui vous inquiète, et les règles que vous avez posées en tant que parent (en expliquant, dans la mesure du possible leur raison d’être). Mais évitez la question abrupte et fermée qui tue toute discussion : « Tu fumes ? ».
     
  4. Ecoutez de façon la plus ouverte possible. Même s’il vous parle d’emblée du copain « super-sympa » qui prend du paka et en vante les vertus et que vous avez très envie de lui dire d’arrêter de le côtoyer (ou même de l’oublier !), n’en faites rien. Ecoutez-le plutôt vous donner ses explications, sa façon de voir et sa position par rapport à la drogue. Vous y puiserez des éléments précieux pour la suite de la discussion.
     
  5. Restez ferme. Etre ouvert envers son enfant n’empêche pas d’être clair et ferme vis-à-vis des drogues. Il doit bien entendre cela, sans ambigüité, ni compromission.
     
  6. Etablissez des règles. Une fois que vous aurez fini votre échange, déterminez des règles adaptées au contexte et à l’âge de votre enfant. Demandez-lui s’il comprend la règle et s’il est d’accord avec. Même si c’est vous qui aurez le dernier mot sur ce point, cela n’empêche pas un ajustement pour donner plus de chance à la règle d’être respectée.
    N’oubliez pas d’encourager ou récompenser les bons comportements qui feront suite ou sanctionner ceux qui le nécessiteront : Ce n’est pas un rôle agréable à jouer, mais c’est important pour qu’il prenne ses repères.
     
  7. Demandez de l’aide.  Si vous voyez que votre enfant reste hermétique à la discussion, qu’il refuse de parler ou que le sujet revient trop souvent sur la table ; faites-vous aider par un professionnel.
     

A EVITER (ABSOLUMENT) !

  • L’interrogatoire : qui risque de le braquer.
     
  • Le ton moralisateur qui le dissuadera de se confier à vous à ce sujet.
     
  • La menace : « Si j’apprends que…, tu verras… » : il en déduira juste que vous ne lui faites pas confiance et qu’il doit échapper à tout prix à votre  surveillance.
     
  • Le copinage : « moi aussi, à ton âge… » : les enfants croient toujours que leurs parents sont nés d’un autre siècle et ne peuvent les comprendre : vous n’y changerez rien !
     
  • Choisir le rôle de « parent cool » qui fume ou boit avec son enfant ! Il va peut être apprécier au début (quoique) ; mais plus tard, il vous en fera le reproche !
     
  • Céder à la banalisation : même s’il vous dit « mais tout le monde le fait ! », tenez bon.

CONCLUSION

La drogue ne doit plus être un sujet tabou dans la famille. C'est un sujet suffisamment grave pour l'aborder de front, même si c'est difficile.
Et mieux vaut trop tôt que trop tard sur ce point. N’attendez plus pour discuter avec respect et ouverture, de la drogue avec votre enfant. Il n’en sera que mieux armé pour faire face aux diverses sollicitations qu’il risque inévitablement de rencontrer.

Et gardez l’essentiel : continuer de bâtir une relation de confiance parent/enfant…


Un autre article sur un sujet similaire : Mon ado fume : 9 règles à suivre pour bien réagir : cliquez ICI  !


Rédigé par Nathalie Colin-Fagotin, Lu 247 fois






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