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Comment aider son enfant dans ses apprentissages scolaires ?




La réussite scolaire des enfants est un sujet de préoccupation important pour la plupart des parents. Pourtant, ce n'est pas si simple de savoir quoi faire pour les aider vraiment...



Le temps des devoirs qui dégénère...

Les aider dans leurs devoirs à la maison
Quand apprendre devient difficile pour l'enfant, certains parents s'inquiètent et décident de prendre les choses en main pour aider leurs enfants à réussir.
 
Cependant, ce n'est pas toujours une réussite: partant pourtant d'une bonne intention, on peut se retrouver à s'impatienter, ou même crier sur son enfant quand ça ne se passe pas comme on aimerait...

Quelle place un parent peut-il tenir sans empiéter sur le rôle de l'enseignant ni être absent de la scolarité de son enfant ?
Comment appréhender le temps délicat des devoirs à la maison sans que ça finisse en cauchemar?
Comment les aider VRAIMENT dans leurs apprentissages scolaires?
 
Autant de questions abordées dans l'émission d'aujourd'hui.

Qu'est-ce qu'un apprentissage?

Une propension naturelle pour l’enfant : 

Apprendre est une faculté naturelle très développée chez l’enfant. Tous ses sens, son cerveau, sont focalisés sur ces apprentissages; en particulier à des périodes bien propices, qu’on appelle « périodes sensibles ». Toute son attention, ses facultés, sa mémoire, sa pensée, sont orientés vers cette activité. Et le résultat est que les performances de l’enfant sont immenses en ce domaine : il intègre, mémorise une foule incalculable d’informations en moins de temps que nous adulte, il nous en faut !

 

 

Le traitement d’informations qui sont mémorisées

En schématisant un peu, l’apprentissage n’est rien d’autre que la mémorisation d’informations sensorielles (c’est à dire visuelles, auditives, olfactives… par exemple) ou cognitives (un raisonnement, une pensée…) ou encore comportementales (apprentissage d’un mouvement dans le sport par exemple). Ces informations sont interprétées, stockées et peuvent être réactivées dans des situations propices. Pour être mémorisées, elles doivent avoir du sens, nous « parler », sans quoi, elles seront vite oubliées !

Il ne suffit donc pas que l’enfant (ou l’adolescent) entende ou voit pour mémoriser et donc apprendre.

 

 


Un intérêt sélectif

Ceci dit, la curiosité de l’enfant, est orientée vers des choses qui l’intéressent. Comme nous, il s’intéressera très facilement à l’apprentissage d’un nouveau jeu qui lui plait, alors qu’il détournera son attention d’une activité qui l’indiffère ou qu’il n’aime pas. Le tout est donc de rejoindre la curiosité et l’intérêt de l’enfant pour faciliter son apprentissage

Réutiliser ce qui a été appris

Il ne s’agit pas juste de mémoriser pour progresser dans les différents apprentissages de la vie, il faut pouvoir aller chercher l’information stockée et la réutiliser à bon escient dans le contexte approprié, et faire évoluer cette information. C’est ce qu’on pourrait appeler l’adaptation.

Pour aller chercher l’information, il faut des « déclencheurs » qui réactivent l’informations: ce peuvent être des mots, un souvenir, un son, un contexte, bref, une expérience  qui nous fait penser à l’information qui « refait surface » et qu’on peut donc utiliser pour comparer, comprendre, résoudre un problème  ou poursuivre l’apprentissage, le faire progresser.


Comment optimiser les apprentissages des enfants?

Voici quelques conseils pour les aider à apprendre :
 

1- Les intéresser, capter leur attention, éveiller leur curiosité pour leur donner l’envie d’apprendre

2- Trouver le meilleur moment, la période sensible, le bon contexte pour qu’ils soient réceptifs.

3- S’assurer que la connaissance, l’information, le geste, aient du sens pour eux.

4- Faciliter la mémorisation avec des petites techniques de mémorisation faciles à mettre en place.

5- Valider et vérifier la mémorisation en provoquant la réactivation. 



Astuce : pour éviter la monotonie, préférez des solutions diversifiées et ludiques qui plairont plus aux enfants.


Comment gérer le moment des devoirs et éviter le cauchemar?

Fixer un temps pour les devoirs à un moment précis, et pas forcément en adéquation avec les besoins de l’enfant, risque de provoquer un décalage d’intérêt: le parent voulant que les devoirs se fassent pendant ce temps risque de vouloir l'imposer à l’enfant, qui a peut-être d’autres préoccupations qui lui semblent prioritaires: jouer, manger, se reposer…

Pour éviter que le temps des devoirs tourne au cauchemar, prenez quelques précautions :

 

Avant les devoirs:

1- Préparez l’enfant en lui rappelant que bientôt, ce sera le temps des devoirs : il ne sera pas surpris quand vous lui annoncerez que c’est l’heure et mettra moins de temps à s’y mettre.

2- Enlever toutes les sources de distraction autour de lui pour que sa concentration n’aille à l’objet essentiel de ce moment.

3- Assurez-vous qu’il n’y a pas de besoin plus urgent à combler avant : la faim, la fatigue, le besoin de se dépenser diminuent la concentration d’un enfant. Il sera beaucoup plus ouvert à apprendre quand il sera apaisé de tout besoin physiologique !

 

Pendant les devoirs:

1- Commencez par éveiller la curiosité de l’enfant et l’intérêt que peuvent susciter les connaissances qu’il a à mémoriser ou les exercices qu’il a à faire.

2- Si l’ordre n’a pas d’importance , laissez-le choisir par quoi il veut commencer (comme devoir) : l’envie est importante pour débuter.

3- Restez à côté de lui, prêts à l’aider s’il le demande : en gardant la bonne distance: ni trop intrusive, ni indifférente.

4- Soyez le guide mais pas l’enseignant, ni le contrôleur des travaux finis: l’enfant a plus besoin d’être épaulé, soutenu et orienté dans ses apprentissages que d’avoir un nouveau cours à la maison (avec une méthode différente) ou un décompte des fautes qu’il fait ou du temps qu’il met pour faire se devoirs. Soyez au clair avec le rôle que vous avez à jouer auprès de lui à ce moment là pour ne pas générer du stress inutile.

5- Prenez patience : certains apprentissages très complexes (comme la lecture par exemple) demandent du temps et de la persévérance.

6- Encouragez-le, sans en faire trop.

7- Participez à le motiver : de façon réaliste et proche de ses intérêts à lui : inutile de lui parler de la carrière brillante qu’il pourra faire s’il apprend bien à l’école: ceci est bien trop éloigné de ses préoccupations actuelles!

8- Gardez une activité agréable pour la fin des devoirs pour renforcer l’aspect plaisir de ce temps.

9- Si vous sentez que vous vous énervez et que vous perdez patience: éloignez-vous, déléguez, faites-vous aider pour ne pas que votre énervement « pollue » sa concentration.Dites-vous que ce moment doit rester un moment agréable et l’apprentissage un plaisir et revenez quand vous vous sentirez détendu(e) !


Pour visionner l'émission du sujet

Si vous préférez regarder la vidéo de l'émission radio-enregistrée en partenariat avec Polynésie Première sur ce thème, cliquez sur la vignette ci-dessus .
emission_familipsy_du_lundi_7_sept_avec_nathalie_colin_fagotin.mp3 Emission_familipsy_apprentissages_scolaires  (25.28 Mo)



Rédigé par Nathalie Colin-Fagotin, Lu 157 fois






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