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Mon enfant est violent : 7 conseils pour bien réagir 

7 conseils pour gérer un enfant agressif ou violent




Mon enfant est « terrible », entend-on parfois… Il tape, il mord, et "je ne sais plus comment faire avec lui". Ces réactions traduisent les difficultés que rencontrent certains parents face au comportement « violent » de leur enfant.
Comment réagir ? Comment faire face sans envenimer la situation ?
Quand doit-on s'inquiéter ?
Quelles sont les erreurs à éviter ?
Essayons d’abord de comprendre…


Comment différencier l’agressivité de la violence ?

L’agressivité est une énergie de vie, qui une fois canalisée, sert l’enfant. L’agressivité est en chacun de nous depuis longtemps, présente bien avant le langage. Sans elle, impossible de se défendre, s’affirmer, et donc de survivre !
 

L’agressivité est donc normale ! L’agressivité ne vise pas à faire mal à quelqu’un, même si ça peut arriver. 


L’agressivité sert à se protéger d’une menace, à défendre ses intérêts ou encore à préserver son « territoire ». Quand l’enfant se sent menacé, agressé, quand on lui prend son jouet ou quand on capte l’attention d’une personne qu’il aime par exemple, il réagit pour s’en défendre, éloigner un « rival » ou récupérer son jouet. Ce qu’il utilise pour le faire, c’est l’agressivité qui sera « socialisée », « éduquée » et donc « canalisée » pour s’exprimer de manière « socialement acceptable ». Mais cet apprentissage va prendre plusieurs années. Jusqu’à ce qu’il sache parler, l’enfant utilisera préférentiellement les gestes pour s’exprimer. Puis, il délaissera progressivement les gestes pour la parole pour s’affirmer et se défendre. Mais cela peut prendre encore plusieurs années. On peut considérer que l’apprentissage va se faire tout au long des années maternelles. 

Par exemple, quand vous apprenez à votre enfant à demander (son jouet) au lieu de l’arracher des mains, vous êtes en train de socialiser cette énergie naturelle. Ici, l’enfant apprend le « self-contrôle », à différer son besoin et à mettre des mots là où il n’y avait que des gestes. Eh oui, ça ne parait pas comme ça, mais ça fait beaucoup de compétences à acquérir pour l’enfant qui a beaucoup de contrariétés et impulsions à gérer dans une journée !
 

La violence, par contre, décrit un comportement qui sort de la normalité. La violence détruit, elle est brutale et n’aide pas l’enfant à se développer. La violence est intentionnelle. Elle peut donc être gratuite : faire mal, dans l’unique but de faire mal… 

La violence est réprimée socialement; car elle considérée, souvent implicitement, comme contraire aux règles du « vivre ensemble ». C’est pourquoi les gestes et paroles violentes sont interdites à l’école comme à la maison.
 

Après cette petite explication, on comprend l’importance de bien distinguer agressivité de violence. Et dans la plupart des cas, les enfants ne sont pas violents, mais juste… agressifs ! 


Pourquoi le jeune enfant est parfois agressif sans raison ?

L’agressivité ne survient jamais sans raison. Mais ces raisons peuvent échapper aux adultes. Par exemple, l’agressivité permet à l’enfant de « décharger des tensions » qu’il aura accumulé durant la journée ou pendant une situation stressante. Il va sortir de lui ce qui le perturbe à l’intérieur. Il va s’agiter, jeter des objets, taper, griffer ou mordre. Cela survient souvent en fin de journée.

Pendant les trois premières années de sa vie, l’enfant est centré sur lui-même. Ce qui va entraîner des réactions qui peuvent donner l’impression que l’enfant « veut tout pour lui ». Il a aussi un sentiment de toute-puissance. Ce sentiment est tout à fait normal à deux ans et complètement involontaire pour l’enfant et peut l’amener à « réclamer comme un dû » certaines choses. Peu à peu, en grandissant, il se « décentrera » et sera capable de prendre en considération les besoins de l’autre.

L’agressivité peut aussi être une réaction à un évènement qui survient dans la vie de l’enfant (arrivée d’un autre enfant, séparation des parents…) dans ce cas, l’agressivité permet à l’enfant d’exprimer son mal-être ; cette agressivité va servir d’exutoire qui aidera l’enfant à se débarrasser d’émotions douloureuses. 

Enfin, l’agressivité peut permettre à l’enfant de délimiter son « territoire » (son espace de jeu, son intimité) : une réaction agressive sert à repousser « l’intrus » et dire en quelque sorte : « attention ! Limite à ne pas franchir ». 
 

Une fois définis les comportements agressifs normaux du jeune enfant, il est plus facile d’identifier ce qui ne l’est pas. En effet, dans certains cas, le comportement devient excessif, nuit à l’enfant ou à son entourage. On ne parle alors plus de comportement agressif normal, mais de violence.


Quand faut-il s’inquiéter ?

Quand le comportement est excessif : pour une frustration ou situation futile (ex : éteindre la télé) l’enfant se met en colère, hurle, donne des coups... Si une consigne claire a été donnée à l’enfant, il finit généralement par l’intégrer comme un repère et n’essaye plus chaque soir de faire changer d’avis ses parents. Mais dans des cas plus rares, l’enfant continue soir après soir à se mettre dans une grande colère au moment d’éteindre la télé par exemple. 

Quand le comportement dure dans le temps : ce qui est normal à deux ans ne l’est plus forcément à 4 ou 5 ans. Si un enfant de deux ans se met à crier puis à mordre quand ses parents lui retirent un objet des mains, alors qu’il jouait avec, c’est "normal" ; Si le même enfant à 5 ans, alors qu’il parle très bien, réagit de la même façon, ça l’est moins. Là encore, la façon d’exprimer cette contrariété n’est plus adaptée quand l’enfant a 5 ans, car il dispose d’autres moyens qu’il aura normalement appris : parler, donner lui-même l’objet, le reposer (ou même ne pas le prendre du tout s’il a appris que « c’est dangereux »). 

Quand ce comportement nuit : que ce soit à des objets ou des personnes : la violence peut nuire. Quand la limite du respect d’autrui (ce qui lui appartient ou sa propre personne) est franchie. Il peut aussi nuire à l’enfant lui-même qui se tape tout seul ou se blesse.


Mon enfant est violent : 7 conseils pour bien réagir 

Qu’est ce qui fait qu’un enfant devient violent ?

Dans des cas rares, un enfant peut devenir violent. Le risque augment avec l’âge. Ce peut être une colère qui « couve », puis s’amplifie et à un moment, et « explose » : l’enfant va alors entrer dans une sorte de « crise de colère » où il semble que rien ne puisse l’arrêter.
 

Cette colère a des racines : L’enfant a pu vivre une grosse frustration, intolérable, qu’il n’a pas su exprimer. Il a pu avoir un fort sentiment d’injustice par rapport à quelque chose qu’il a vécu, un sentiment d’infériorité… Et la colère montre alors son impuissance, sa souffrance devant ce qu’il vit. Ici, plus la réaction est violente, et plus sa souffrance est grande.


L’enfant peut aussi utiliser la violence comme mode d’expression, parce qu’il l’aura vu faire dans son entourage proche. Les enfants apprennent beaucoup en regardant leurs parents, et par mimétisme, ils se mettent à parler, agir, réagir comme eux. Ceux-là ont nécessairement eu des exemples autour d’eux. On ne devient pas violent sans modèle…

La cause de la violence peut se trouver dans le mode éducatif utilisé, dans des relations conflictuelles ou déséquilibrées ou encore dans un évènement perturbant qui a chamboulé les repères habituels. 

La liste n’est pas exhaustive. Mais il y a toujours une explication (plus ou moins évidente) à un comportement violent.

De plus, certains facteurs aggravent cette tendance : la fatigue, la nervosité causée par une sursimulation ou du stress, l’agitation, l’hyperactivité…

D’autres facteurs seraient à étudier dans leur rôle actif qu’ils ont sur le comportement anormalement agressif ou violent des enfants. Saviez-vous par exemple, qu’on s’interroge actuellement sur la consommation excessive de sucre chez l’enfant et ses répercussions sur son comportement ?


Mon enfant est violent : 7 conseils pour bien réagir 

Comment réagir ?

Si vous avez identifié après la lecture de cet article, que le comportement agressif de votre enfant était normal, respectez simplement les principes éducatifs de base d'une parentalité positive, et tout rentrera dans l’ordre.

  1. Restez calme. Votre énervement peut envenimer la situation. Et désamorcez le plus tôt possible la violence naissante, sans céder sur l’essentiel : plus vous interviendrez tôt, moins la situation empirera. 
  2. Dites clairement à votre enfant ce que vous attendez de lui : il aura des repères et pourra s’y préparer.
  3. Nuancez votre attitude : trop de sévérité ou trop de laisser-faire empirera la situation.
  4. Expliquez à l’enfant, les conséquences de ses paroles et gestes : il comprendra mieux votre réaction et cherchera moins à outrepasser l’interdit.
  5. Évitez à tout prix : la résignation, la « réponse en miroir » (répondre à la violence par la violence), la culpabilisation, la dévalorisation, la leçon de morale stérile...
  6. Si c’est plus grave, ou si vous vous sentez dépassé(e), épuisé(e), isolez-vous un moment, passez le relais, faites-vous aider.

 

7. Un regard neutre peut parfois aider à voir clair et à trouver la juste attitude. Des méthodes existent pour aider à faire évoluer le comportement d’un enfant. (voir plus bas les formations pour vous aider à développer ces compétences)


Pour aller plus loin

- Visionnez la conférence "Ces violences qui guettent nos enfants " : Du harcèlement scolaire au cyber-harcèlement, en passant par la violence éducative ordinaire, les violences peuvent surgir dans les situations les plus familiales. Bien que couvertes, elles n'en restent pas moins marquantes ou traumatisantes pour un enfant...

- Suivez la formation Elearning "Discipline bienveillante"
  * Découverte : Les clefs de la coopération avec son enfant
  * Complète : Se faire obéir san crier ni stresser >

Pour visionner l'émission radio-enregistrée sur Polynésie 1ère :



Rédigé par Nathalie Colin-Fagotin, Lu 2657 fois






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