<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Familipsy - Site d'information et de formation pour promouvoir les bonnes pratiques en matière de parentalité et de relations intra-familiales épanouies</title>
 <subtitle><![CDATA[Information et formation en ligne pour aider les parents à développer leurs compétences en parentalité positive et réussir leur vie de famille.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.familipsy.com" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.familipsy.com/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.familipsy.com/</id>
 <updated>2026-10-17T10:30:30+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>-17.537937</geo:lat>
  <geo:long>-149.56766</geo:long>
  <icon>https://www.familipsy.com/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Hikikomori : comprendre ce phénomène de retrait social globalisé</title>
   <updated>2023-01-31T21:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.familipsy.com/Hikikomori-comprendre-ce-phenomene-de-retrait-social-globalise_a629.html</id>
   <category term="Psychologie de l'adulte" />
   <photo:imgsrc>https://www.familipsy.com/photo/art/imagette/70473127-49147650.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-30T21:02:00+01:00</published>
   <author><name>Nathalie Colin-Fagotin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour comprendre ce phénomène qui prend de l'ampleur dans notre société, et réfléchir à des moyens de prévention pour limiter son développement, nous avons invité un des plus grands spécialistes du sujet. Une conférence sur le retrait social globalisé, hikikomori organisé par Familipsy en partenariat avec les associations Sos Suicide Polynésie, Santé mentale en Polynésie et Sos Vie. Merci à Furuhashi Tadaaki pour son exposé éclairant.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.familipsy.com/photo/art/default/70473127-49147650.jpg?v=1675111912" alt="Hikikomori : comprendre ce phénomène de retrait social globalisé" title="Hikikomori : comprendre ce phénomène de retrait social globalisé" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Qu'est ce que le hikikomori ?</b></div>
     <div>
      Le hikikomori est "l'état d'une personne qui évite toute participation sociale en raison de différents facteurs et causes et qui reste cloitrée presqu'en permanence chez elle pendant plus de six mois. Ça désigne en principe un état non-psychotique qui est différent du retrait dû à un symptôme positif ou négatif de la schizophrénie" (Min de la Santé, 2010, Japon)  <blockquote>Le hikikomori n'est donc pas une maladie mentale mais plutôt un phénomène social car en cet état, la personne concernée dit ne pas souffrir ni souhaiter de changement de son état.</blockquote>   <br />  C'est sans doute pour cette raison que le hikikomori n'est en rien demandeur d'aide et qu'il se refuse à se déplacer dans des structures de soin et d'aide. <br />   <br />  En revanche, <strong>la famille est sans doute la plus impactée par cette situation inquiétante et contraignante</strong>. La honte pèse souvent (en particulier chez les familles japonaises) et l'impuissance de ne pouvoir changer la situation. Les parents qui tentent de "sortir" leur enfant, ont beaucoup de peine <br />   <br />  Le hikikomori ne se suicide pas; mais on peut comparer sa situation à une forme de "mort sociale". <br />   <br />  <strong>Quel est l'âge des hikikomoris ?</strong> <br />  Le phénomène est surtout connu chez les jeunes adultes. Mais il a tendance à s'étendre aux plus âgés : il évolue en même temps que vieillissent les premières générations d'hikikomori. Par exemple au Japon, l'âge moyen tourne aujourd'hui autour de 40 ans alors qu'n France où le phénomène est plus récent, il est plutôt autour de 30 ans (mais il n'existe pas de statistique fiable pour le préciser). <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une vidéo animée pour plonger dans le quotidien du hikikomori au Japon :</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/50Y7R5zP0wc" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quelles sont les causes du hikikomori ?</b></div>
     <div>
      Il ne semble pas y avoir de cause unique à ce phénomène. <br />   <br />  Mais l'étude des cas connus révèle qu'il y a souvent eu des évènements précédent le retrait social en rapport avec la vie sociale ou scolaire de l'adolescent : le harcèlement scolaire apparait fréquemment par exemple dans les histoires de ces jeunes adultes. <br />  La peut de sortir et d'affronter les autres est un autre "symptôme" associé au hikikomori et laisse apparaitre que les causes dites "sociales" sont probablement en lien avec ce phénomène. <br />   <br />  <strong>La cyberdépendance est-elle une cause ?</strong> <br />  Non, répondra le spécialiste Tadaaki Furuhashi qui rappelle que qu'elle est fréquemment associée mais n'est pas forcément présente au début du phénomène. <br />  La cyberdépendance est plutôt en place d'un trouble associé, concomittent au phénomène de retrait social supérieur à 6 mois, caractéristique du hikikomori. <br />   <br />  Le sentiment d'inutilité peut être une cause : d'autant plus au Japon où la valeur d'un individu est très liée à sa capacité à respecter les règles sociales. En raccourci (et forcément simplifié) un individu coupé des autres est un individu "inutile" et sans sentiment de valeur personnelle : ce qui peut être un élément déclencheur d'un comportement de réclusion et d'isolement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quelle aide possible ?</b></div>
     <div>
      Du fait du refus de sortir et souvent d'être aidé, les moyens restent limités pour prendre en charge le hikikomori. Mais la possibilité de se rendre à son domicile semble être la condition indispensable au soin. C'est pourquoi, plusieurs unités de psychiatrie se sont dotées d'équipes mobiles pour assurer des visites à domiciles et assurer des prises en charge. <br />   <br />  <strong>Une prise en charge familiale nécessaire</strong> <br />  C'est aussi souvent le préalable au soin à la personne concernée. Un travail auprés de la famille permet à la fois de prendre en compte la souffrance de l'entourage devant cette situation contraignante et pesante à vivre au quotidien (tant d'un point de vue moral que financier puisque le hikikomori est à la charge de ses parents la plupart du temps). une psychothérapie familiale est donc recommandée en amont puis en parallèle de la prise en charge individuelle, selon l'expérience de Mr Furuhashi. <br />   <br />  Des moyens existent pour les aider : de la prise en charge individuelle aux groupes de parole... Mais le processus de "guérison" peut mettre du temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le phénomène au Japon</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/TdzCNP0QRdY" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      Ce reportage de la chaine France 24&nbsp; trace les contours de ce phénomène apparu il y a plusieurs décennies au Japon et qui touche aujourd'hui 1 demi millions de japonais. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une conférence pour aller plus loin</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.familipsy.com/photo/art/default/70473127-49150508.jpg?v=1675124208" alt="Hikikomori : comprendre ce phénomène de retrait social globalisé" title="Hikikomori : comprendre ce phénomène de retrait social globalisé" />
     </div>
     <div>
      Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez visionner le replay de&nbsp;<a class="link" href="https://familipsy.academy/conferences/hikikomori-un-phenomene-en-plein-expansion" target="_blank">la conférence du psychiatre et chercheur japonais spécialiste du hikikomori </a>  sur la plateforme familipsy.academy. <br />   <br />  Note : Accès libre pour les abonnés sérénité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une conférence à Tahiti</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.familipsy.com/photo/art/default/70473127-49162343.jpg?v=1675188639" alt="Hikikomori : comprendre ce phénomène de retrait social globalisé" title="Hikikomori : comprendre ce phénomène de retrait social globalisé" />
     </div>
     <div>
      Sos Suicide Polynéise &amp; Familipsy, en partenariat avec l'association Taputea Ora (Santé mentale en Polynésie) ont organisé une conférence sur ce sujet le&nbsp; 22 Janvier 2023. <br />  Plus de 70 personnes s'y sont réunies. <br />   <br />  Retour sur image... <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Reportage Polynésie Première 22/01/2023</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.familipsy.com/v/2b683452e3940c1895505c4a4c2abff64ee69bb1" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.familipsy.com/v/2b683452e3940c1895505c4a4c2abff64ee69bb1">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Reportage TNTV 23/01/23</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.familipsy.com/v/9a9a58a4e309fdc2f66b1bb8e74e36a30c3aaf5f" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.familipsy.com/v/9a9a58a4e309fdc2f66b1bb8e74e36a30c3aaf5f">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Passage plateau TV Polynésie Première 24 01 2023</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.familipsy.com/v/dc8bc7362001052b4ae2b1f69474ec81c1aec6ef" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.familipsy.com/v/dc8bc7362001052b4ae2b1f69474ec81c1aec6ef">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lire et <a class="link" href="https://www.radio1.pf/une-conference-sur-le-syndrome-de-lisolement/" target="_blank">écouter le podcast sur Radio1 du 14/01/2023</a>  &gt;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.familipsy.com/Hikikomori-comprendre-ce-phenomene-de-retrait-social-globalise_a629.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>SELFIES : sommes-nous tous narcissiques ?</title>
   <updated>2021-08-20T22:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.familipsy.com/SELFIES-sommes-nous-tous-narcissiques_a485.html</id>
   <category term="VIE DE FAMILLE" />
   <photo:imgsrc>https://www.familipsy.com/photo/art/imagette/57510151-42592081.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-08-02T17:30:00+02:00</published>
   <author><name>Nathalie Colin-Fagotin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il est devenu banal aujourd’hui de se prendre soi-même en photo, comme si ce geste était des plus naturels. Nous immortalisons des images de nous-mêmes pour ensuite les partager, les montrer aux proches ou au monde… Selon le titre d’un ouvrage récent, qui questionne l’intention qui se cache derrière cette mode des selfies, nous pouvons nous demander s’il n’y a pas un excès d’égocentrisme et si oui, quel peut en être le risque ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.familipsy.com/photo/art/default/57510151-42592081.jpg?v=1625524888" alt="SELFIES : sommes-nous tous narcissiques ?" title="SELFIES : sommes-nous tous narcissiques ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Image de soi et narcissisme</b></div>
     <div>
      L’image de soi-même est en constante évolution, elle est sujette à beaucoup d’interprétations, très subjectives qui l’embellissent ou la ternissent selon la perception que l’on en a. <strong>Cette image de soi est en construction depuis notre tendre enfance et passe par l’acceptation de l’image de son corps</strong>, même si elle ne se limite pas à cela. C’est de cette image du corps dont il est question dans les selfies, cette image que nous renvoyons aux autres, la partie «&nbsp;visible&nbsp;» de ce que nous sommes. <br />   <br />  <strong>Nous donnons beaucoup d’importance à cette apparence</strong>, qui que nous soyons. Mais pour certains d’entre nous, cette importance est plus accentuée pour diverses raisons. C’est le cas des adolescents qui sont en pleine phase de construction identitaire mais aussi pour un certain nombre d’adultes qui cherchent, au travers cette image extérieure qu’ils donnent d’eux-même, à se rassurer ou encore à se valoriser pour se sentir mieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A quoi servent les selfies ?</b></div>
     <div>
      Si l’on devait décrire ce qu’est un «&nbsp;selfie&nbsp;» d’un point de vue psychologique, on verrait tout d’abord, qu’<strong>il n’y a pas un mais plusieurs type de selfies.</strong>  <ul>  	<li class="list">Il y a des <strong>selfies informatifs</strong>&nbsp; qui ont pour but d’informer ses proches de ce que nous faisons, ou encore du lieu où nous passons nos vacances.</li>  	<li class="list">Il y a les <strong>selfies type «&nbsp;book&nbsp;» </strong>qui nous mettent en scène dans certaines situations ou avec certaines personnes mais sont soigneusement choisis, quasiment chorégraphiés, et parfois même (on le voit beaucoup chez les adolescents) accessoirisés et retouchés pour un meilleur rendu. Le but de ces selfies est de produire une «&nbsp;belle photo&nbsp;» qui met en valeur celui qui est dessus et de contrôler l’image que l’on donne à voir aux autres . Il s’agit ici beaucoup plus de montrer l’image idéale de soi-même avec une intention à peine cachée derrière de «&nbsp;séduire&nbsp;» ses «&nbsp;amis&nbsp;».</li>  	<li class="list">Dans un dernier cas, on peut considérer qu’un troisième type de <strong>selfie a pur but de donner aux autres une autre image de soi-même</strong> que celle qui est «&nbsp;réelle&nbsp;» : c’est à dire que l’image reflétée dans les selfies est éloignée de la «&nbsp;vraie vie&nbsp;» et parfois même montre l’opposé.&nbsp;Par exemple : une mère qui se montrerait grand sourire avec des enfants radieux, alors qu’au quotidien, elle s’en désintéresserait et se sentirait désemparée. Cet exemple est bien sûr extrême mais il existe et se comprend d’un point de vue psychologique : il est parfois insupportable de se «&nbsp;voir&nbsp;» sous certaines facettes de notre vie et de notre personnalité.</li>  </ul>    <div class="list">&nbsp;</div>    <blockquote>  <div class="list">On préfère alors se cacher derrière de beaux atours se leurrant nous mêmes sur notre véritable identité, et préférant nous complaire dans l’illusion d’une illusoire perfection.</div>  </blockquote>    <div class="list">&nbsp;</div>    <blockquote>Cette particularité toute humaine, est particulièrement développée chez des personnes ayant une fragilité psychologique; que l’on peut également appeler une «&nbsp;faille narcissique&nbsp;». Dans ce cas, il y un certain excès de l’usage des selfies.</blockquote>   <br />  La pratique peut devenir envahissante : on se photographie en toute situation «&nbsp;valorisante&nbsp;», on «&nbsp;scénarise&nbsp;» pour mettre la photo à son avantage, on peut même passer plus de temps à échanger virtuellement avec les «&nbsp;amis&nbsp;» de sa vie virtuelle que ceux de sa vie réelle. <br />   <br />  <strong>C’est dans ce cas de figure que le selfie peut devenir problématique</strong> dans la mesure où il coupe en quelque sorte la personne d’une vie sociale authentique et l’enferme dans un rôle qui n’est pas sa vraie identité. Elle peut d’ailleurs par la suite avoir du mal à revenir à sa «&nbsp;vraie identité&nbsp;», préférant pour ses bénéfices, la vie sociale «&nbsp;d’apparence&nbsp;»&nbsp; que celle, plus cruelle de la «&nbsp;vraie vie&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Y a-t-il des risques d’excès concernant l’usage des selfies ? </b></div>
     <div>
      <blockquote>Les selfies, suivant la manière dont ils sont utilisés, peuvent tout d’abord alimenter une certaine forme de nombrilisme et d’exhibitionnisme, particulièrement exacerbés par notre société; ce qui nourrit l’égo et un narcissisme étriqué au détriment d’une plus grande ouverture aux autres et une vie sociale plus mature.</blockquote>   <br />  Depuis quelques années un nouveau terme est même apparu pour désigner un trouble mental lié au fait d’être complètement dépendant des selfies. Cette réalité est prise au sérieux à un tel point que des études ont été lancées pour établir plus précisément les caractéristiques de ce qui est d’usage maintenant d’appeler la «&nbsp;selfitis&nbsp;». <strong>3 «&nbsp;types&nbsp;» ont été identifiés </strong>séparant ceux qui se prennent en photo au moins 3 fois par jour sans les partager, ceux qui publient sur les réseaux sociaux et ceux qui sont complètement addicts et ne peuvent se passer de selfie pour se sentir bien au quotidien. <br />  Ces troubles permettent de mettre en évidence le caractère dangereux des selfies s’ils sont utilisés sans modération et nous rappellent que comme dans beaucoup de situations,<strong> l’excès est synonyme de mal-être</strong> qui doit donc toujours nous alerter. <br />  &nbsp; <br />  Concernant les adolescents, <strong>le risque majeur consiste à plus se perdre que se trouver au travers ces selfies </strong>qui seront partagés avec d’autres «&nbsp;amis&nbsp;» pas toujours aussi bienveillants qu’ils le souhaiteraient. En effet, s’ils sont sensibles au regard des autres et en attendent de la reconnaissance et du soutien, il se peut que le regard soit plus sévère, jugeant et même dénigrant. <strong>C’est dans ce cas, que les torts sont les plus graves</strong>. <br />  &nbsp;  <blockquote>Car l’adolescent étant plus sensible qu’à un autre âge à ce que pensent les autres, il est aussi plus vulnérable quand ce regard devient cruel et méprisant.</blockquote>   <br />  <strong>Comment cela se traduit-il concrètement</strong> ?&nbsp; <br />  Il se peut qu’il reçoive par exemple des commentaires à une photo qu’il a publié sur son journal qui peuvent être moqueurs, dénigrants ou encore, beaucoup plus subtils, s’il a l’habitude de recevoir un certains nombre de «&nbsp;réactions&nbsp;» à un «&nbsp;post&nbsp;» (une image qu’il publie) et que pour l’une, il n’en reçoit très peu, il pourra interpréter cette absence de réaction comme de la désapprobation de la part de ses «&nbsp;amis&nbsp;» (qui, rappelons-le sur les réseaux sociaux, n’en sont pas tous !) et en ressentir une certaine forme de «&nbsp;rejet&nbsp;». Le terme peut paraitre fort et disproportionné, mais quand on sait que pour certains adolescents, encore immatures du point de vue identitaire, <strong>le regard des autres prime par rapport au leur</strong>, on comprend mieux comment ils peuvent osciller facilement dans leur estime d’eux-mêmes en fonction des retours qu’ils reçoivent sur leurs selfies. <br />   <br />  Quand cela arrive donc, l’adolescent va interpréter les réactions (ou non-réactions) des autres à de l’indifférence, ou pire un rejet; ce qui peut occasionner de véritables angoisses chez les plus sensibles et les mettre en réelle difficulté dans leur confiance en aux-mêmes. <br />  Une autre problématique importante à l’adolescence a rapport avec l’intime et concerne encore les selfies qui vont être partagés (ils le sont la plupart du temps) sur les réseaux sociaux.  <blockquote>L’adolescent ne mesure pas toujours clairement la frontière entre l’intime et le public et s’expose parfois naïvement à des situations qui peuvent lui coûter cher.</blockquote>   <br />  Par exemple, autant dans la vie réelle, on peut se prendre en photo lors d’une soirée pyjama entre copines et se voir donc à ce moment en tenue de nuit, sans que cela relève de l’indécence; autant il serait tout à fait inconcevable de venir à l’école en pyjama pour des raisons évidentes. L’expérience que l’adolescent fait sur les réseaux sociaux qu’il utilise souvent de chez lui, lui donne, à tort, l’impression d’être encore dans une certaine forme d’intimité avec ceux avec qui il communique. Mais il oublie parfois que certains d’entre eux seront invités à la soirée pyjama car ils font partie du cercle proche des «&nbsp;intimes&nbsp;»; alors que d’autres resteront des camarades de classe qu’il ne côtoiera qu’avec une certaine distance dans les couloirs de l’école. <strong>Le résultat pourrait donc être à peu près le même que s’il était involontairement déposé à l’école en pyjama au vu de tous, s’exposant ainsi à leur opprobre</strong>. <br />  &nbsp;  <blockquote>C’est cette nuance, particulièrement importante qu’il est indispensable d’expliquer aux adolescents pour les prémunir d’expériences qui peuvent s’avérer humiliantes et douloureuses pour lui.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ces ados qui raffolent de selfies</b></div>
     <div>
      Pour les adolescents très friands de selfies, l’enjeu est important. Il sont en pleine construction identitaire, se cherchent , tentent de mieux se connaître. Pour se faire, <strong>le regard des autres devient un miroir qui leur permet d’apprendre&nbsp; à mieux se connaitre</strong> d’une part, mais aussi à estimer leur valeur personnelle auprès de leurs pairs, puisque c’est bien à eux que les selfies sont destinés. <br />  &nbsp;  <blockquote>Les adolescents se mettent donc en scène également dans des situations sur lesquelles ils ont envie de passer des messages.</blockquote>   <br />  Se prendre au milieu d’un groupe d’amis pour montrer (et «&nbsp;se rassurer&nbsp;») qu’il sont capables d’avoir des amis, et ont donc suffisamment de valeur pour être appréciés et acceptés. <br />   <br />  Les adolescents au travers de selfies vont aussi communiquer leurs états d’âme en en y ajoutant&nbsp; leur «&nbsp;humeur&nbsp;» justement, ou en agrémentant la photo d’un commentaire encore plus explicite. Partager cet état d’âme est un besoin pour eux : ils en espèrent un soutien, de la compréhension et en attendent souvent des marques d’affection qui se matérialiseront par des commentaires solidaires ou des réactions imagées (émojis). &nbsp; &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin</b></div>
     <div>
      Si le sujet de l'image de soi, du corps et de l'estime de soi chez l'adolescent vous intéresse, vous pouvez consulter les ateliers-parents suivants : <br />  - <a class="link" href="https://familipsy.academy/formations/etre-parent/sommeil-complexe-mode-ado" target="_blank">Sommeil, complexes et mode chez les ados</a>  &gt; <br />  - <a class="link" href="https://familipsy.academy/formations/etre-parent/estime-de-soi-ado" target="_blank">Estime de soi : comment aider son ado à retrouver confiance en lui ? </a>  &gt; <br />  - <a class="link" href="https://familipsy.academy/formations/etre-parent/sexualite-et-relations-amoureuses-ado" target="_blank">Sexualité et relations amoureuses : éduquer à la vie affective et sexuelle des ados</a>  &gt; <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.familipsy.com/SELFIES-sommes-nous-tous-narcissiques_a485.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’empathie est naturellement présente chez les tout-petits</title>
   <updated>2019-01-23T01:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.familipsy.com/L-empathie-est-naturellement-presente-chez-les-tout-petits_a217.html</id>
   <category term="Psychologie de l'enfant" />
   <photo:imgsrc>https://www.familipsy.com/photo/art/imagette/30005475-28805807.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-01-23T01:22:00+01:00</published>
   <author><name>Nathalie Colin-Fagotin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Président américain Barack Obama déclarait au début de son mandat aux diplômés de la Northwestern University, à Chicago : « Je pense que nous devrions parler davantage de notre déficit d’empathie… C’est seulement lorsqu’on vise plus grand que soi que l’on concrétise son véritable potentiel ». Pendant longtemps, la biologie ne fut invoquée que pour justifier des sociétés bâties sur des principes égoïstes. C’était oublier qu’elle produisait aussi le ciment qui les soude ; ce ciment fait essentiellement d’empathie, une capacité innée qui mérite d’être plus que réhabilitée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.familipsy.com/photo/art/default/30005475-28805807.jpg?v=1548193795" alt="L’empathie est naturellement présente chez les tout-petits" title="L’empathie est naturellement présente chez les tout-petits" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'empathie remise à l'honneur</b></div>
     <div>
      <style type="text/css">p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 9.0px Arial; color: #000000; -webkit-text-stroke: #000000}  span.s1 {font-kerning: none}  </style>  L’empathie, c’est-à-dire notre capacité à partager et à comprendre les états émotionnels et affectifs des autres, à reconnaître les sentiments d’une autre personne et à se mettre à sa place pour comprendre comment elle se sent, joue <strong>un rôle essentiel dans les interactions sociales</strong>. Différente de la sympathie, qui consiste à ressentir une motivation orientée vers le bien-être d’autrui, elle est considérée comme <strong>un composant indispensable à une coexistence harmonieuse des individus</strong> car à l’origine de nombreux comportements <em>prosociaux</em>. Son déficit à l’inverse est un des critères permettant de déceler de nombreuses psychopathologies. <br />   <br />  Pourtant, elle a longtemps été sous-estimée, niée et même moquée. Jusqu’à notre époque, dont l’empathie pourrait devenir un thème majeur, alors que nous nous trouvons sur le seuil d’une ère nouvelle, placée sous le signe de la coopération et de la responsabilité sociale. <br />  &nbsp;  <blockquote>Son caractère inné est désormais avéré par de nombreuses études&nbsp;: on sait aujourd’hui que l’empathie est présente chez les tout-petits.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'empathie à l'épreuve de la science</b></div>
     <div>
      <style type="text/css">p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 9.0px Arial; color: #000000; -webkit-text-stroke: #000000}  span.s1 {font-kerning: none}  </style>  Certains chercheurs ont ainsi démontré qu’<strong>un bébé d’un an, qui vient à peine d’apprendre à marcher, se porte spontanément au secours de quelqu’un qu’il voit en difficulté</strong>. Les enfants entre 12 et 18 mois peuvent aussi poser certains gestes de réconfort tels qu’une caresse ou un bisou lorsqu’ils voient un autre enfant pleurer. <strong>Vers 2 ans, ils sont même capables de montrer un autre enfant qui pleure en exprimant à travers leurs mots que ce dernier a de la peine…</strong> Durant une expérience mettant en scène une peluche «&nbsp;«&nbsp;méchante&nbsp;» avec une autre peluche, tous les enfants de 18 mois à qui l’on demande quelle peluche ils préfèrent se tournent spontanément vers la peluche «&nbsp;gentille&nbsp;». <br />  Si <strong>de très nombreuses expériences témoignent désormais de la capacité naturelle de l’être humain à être empathique dès son plus jeune âge</strong>, l’empathie varie aussi d’un individu à l’autre. Certains tout-petits semblent avoir une sensibilité plus développée à ressentir ce que les autres vivent. Alors qu’à l’inverse, <strong>l’absence d’empathie reste un aspect central des troubles des conduites chez l’enfant</strong>. La bonne nouvelle, c’est qu’il est, hors psychopathologies, possible de la développer… presque à l’infini.  <blockquote>L'empathie peut se développer à l'infini toute sa vie.</blockquote>   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« L’âge de l’empathie, leçons de la nature pour une société solidaire »</b></div>
     <div>
      <style type="text/css">p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 9.0px Arial; color: #000000; -webkit-text-stroke: #000000}  span.s1 {font-kerning: none}  </style>  Professeur de psychologie et docteur en biologie, Frans de Waal est un éthologue (l’éthologie désignant, pour mémoire, l'étude scientifique du comportement des espèces animales, incluant l'humain, dans leur milieu naturel ou dans un environnement expérimental) qui s’est spécialisé dans les recherches portant sur l’empathie, une capacité qui n’est pas l’apanage exclusif des êtres humains, mais que l’on a longtemps déniée aux animaux au point d’empêcher tous les travaux sérieux sur le sujet jusqu’à très récemment. <br />   <br />  Dans cet ouvrage publié en 2009, Franz de Waal remet magistralement en cause les dogmes du comportement égoïste et de l’esprit de compétition souvent présentés comme seuls conformes aux théories de l’évolution mais en réalité bien moins naturels que ce don d’empathie, qui s’exprime chez de nombreuses espèces animales. Dauphins, baleines, singes capucins, chimpanzés, éléphants, parmi bien d’autres, sont en effet prêts à prendre soin les uns des autres, à s’entraider et, dans certains cas, à agir pour sauver la vie de leurs congénères.  <blockquote><strong>Un livre particulièrement stimulant qui ouvre en prime des perspectives passionnantes sur la nécessaire solidarité dans nos sociétés.</strong></blockquote>   <br />   <br />   <br />  &nbsp;V.G
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.familipsy.com/L-empathie-est-naturellement-presente-chez-les-tout-petits_a217.html" />
  </entry>
</feed>
