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Le « slow parenting" ou parentalité lente, comme antidote au stress de la vie familiale ? 




Si vous êtes parent, mais aussi que vous avez un emploi, une vie sociale active, et des activités extra-familiales; et que vous jonglez entre le cours de piano du grand, la danse de la petite, la séance de yoga ou le cours de soutien scolaire; vous avez sans doute fait l’expérience désagréable du temps qui « file entre les doigts »… Vous avez l’impression de courir, votre montre à la main, de lundi à dimanche pour remplir toute les étapes du programme de la semaine… Et vos enfants n’ont d’autre choix que de suivre, à un rythme soutenu l’emploi du temps familial… vous avez sans doute fait l’expérience désagréable du temps qui « file entre les doigts »… Comment échapper à cette impression que tout nous échappe ? Le slow parenting pourrait bien être une solution…


Le « slow parenting", c’est quoi ? 

Vous avez l’impression de ne pas assez profiter des enfants ? De tout faire à toute allure? De n’avoir que rarement le temps de vous poser ? … D’autres parents ont fait la même expérience et ont décidé de se prendre en main pour tenter d’y changer quelque chose : ils ont opté pour le « slow parenting ».
Depuis quelques années, des ouvrages sortent sur ce thème. Un auteur, Carl Honoré en a publié plusieurs pour expliquer comment le « slow parenting » pourrait d’après lui, être l’anti-dote à une vie trop exigeante. L’idée n’est pas de tout faire lentement, mais juste de vivre à une vitesse « normale » par rapport à notre rythme biologique et psychologique, et celui de nos enfants. Le slow parenting prône de prendre le temps pour faire des choses essentielles et de faire du tri sur ce qui l’est moins. Le slow parenting consiste aussi à s’arrêter régulièrement, sans forcément chercher à « faire quelque chose », mais juste à « être », à savourer le présent. Je serais tentée de le rapprocher de ce qu’on appelle le « temps gratuit » : un temps où l’on ne se fixe pas d’objectif d’action ou de performance, un temps où se l’on se rend disponible pour vivre dans le moment présent une relation, un temps juste pour « passer du temps ensemble »…

Des parents et des enfants sous pression

Le slow parenting est né en contestation à un mouvement social actuel qui fait pression sur les familles : « faire le mieux » pour ses enfants, avec le sous-entendu que les parents ont l’exigence d’offrir le meilleur à leurs enfants sous peine d’être mal jugés : le « meilleur » étant  largement influencé par les médias, la société de consommation, qui pousse à « faire » et « acheter » beaucoup de choses pour leurs enfants au risque d’en être complètement envahis et même jusqu’à se sentir dépossédé de l’éducation de leurs enfants.

La qualité plutôt que la quantité !

L’autre idée force du concept est de privilégier dans tous les domaines, la qualité, là où la société nous pousse souvent à choisir la quantité. C’est donc un choix qui va demander parfois de refuser en conscience le flot de sollicitations pour éviter de se retrouver débordé et envahi : que ce soit dans le domaine des activités extra-familiales ou des relations sociales : choisir de faire moins, mais mieux !

L’ennui peut être éducatif

Dans le slow parenting, il y a aussi l’idée de laisser du temps aux enfants, sans « programme » particulier. Un temps où ils vont devoir mobiliser leur imagination, sans contrainte ni pression. Un temps à leur rythme où ils auront le droit de rêver, de « trainer », de « buller ». Un temps de liberté qui peut leur donner l’occasion de se trouver, se retrouver.. d’être eux-mêmes ! N’est-ce pas finalement le moyen de les laisser expérimenter que les temps de solitude et de calme donnent l’occasion de se ressourcer et de mieux se connaitre, pour ensuite mieux vivre ? N’est-ce pas leur apprendre que le bonheur est fait aussi de pauses et de silences pour que tout le reste garde sa saveur ?

Moins de télé

La « parentalité lente » préconise assez naturellement de limiter le temps passé devant la télévion; qui n’éveille ni l’imagination, ni les capacités de l’enfant. De plus, c’est une activité chronophage (d’autant plus, si on y englobe l’usage de tous les écrans), qui empiète sur les temps libres et « vides », nécessaires à la démarche de « prendre le temps ». A cela s’ajoute l’effet incitatif de la télévision au sujet des multiples produits proposés à l’achat : l’enfant se voit pris dans un besoin inexistant à l’état naturel : le besoin de consommer : créé de toutes pièces par la société de consommation.
Il s’agit aussi d’initier l’enfant à savoir se servir de la télévision de manière avisée et en garder le contrôle : savoir éteindre au moment des publicités, ou quand le programme choisi est terminé par exemple, etc.

Le « slow parenting » : une philosophie ?

parentalité lente - slow parenting
Pour les « adeptes » du « slow parenting », la qualité prime sur la quantité, l’être sur le faire, et l’éducation ne ressemble pas à un sport de compétition dont chaque enfant devrait sortir gagnant, meilleur que les autres. En cela, on peut dire que c’est une philosophie de vie qui amène les parents à transmettre à leurs enfants les valeurs de la patience, du respect de soi, et les sensibilise au nécessaire discernement qu’ils devront faire entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas…

Le slow parenting nous donne l’occasion de nous souvenir que l’éducation n’est ni un programme, ni une compétition, mais plutôt un voyage. Et que chaque enfant pour bien vivre ce voyage, a besoin d’un amour inconditionnel, de confiance en soi et d’une bonne connaissance de soi pour qu’il puisse oser se lancer, avancer et grandir…

Pour aller plus loin…

  • Honoré, Carl, HarperOne, In Praise of Slow, 2004.
  • Honoré, Carl (2008). Under Pressure: Rescuing Our Children From The Culture Of Hyper-Parenting. Orion.
  • Honoré, Carl (2013). The Slow Fix: Solve Problems, Work Smarter and Live Better in a Fast World. Collins.
  • http://www.carlhonore.com/


Rédigé par Nathalie Colin-Fagotin, Lu 286 fois






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