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7 conseils pour se disputer sans tout casser (pour femmes)

Comment gérer un conflit de couple en maintenant une bonne relation conjugale ?






La spirale infernale des mots

Un mot de travers ou mal compris et c’est la crise : une escalade sans fin s’ensuit mêlant reproches et plaintes, sans véritable discussion. On règle ses comptes, on déverse le trop plein accumulé au fil des jours, on crache son venin, bref, la vanne des mots et des paroles est ouverte, souvent accompagnée de gestes : sourcils froncés, regards noirs, dos tournés, poing sur la table : notre corps accompagne notre colère, notre trop-plein et exprime (parfois à nos dépends) ce que nous avons besoin d’évacuer : émotions, ressentis … Et c’est bien là que le bas blesse. Les ressentis ressortent, sans être verbalisés clairement.
Dans la plupart des disputes qui dérapent, ce ne sont que deux personnes qui s’expriment sans écouter l’autre.

Une dispute, ça sert à quoi ?

Une petite goutte (un mot, un geste, un évènement), et c’est le vase qui déborde avec un flot incontrôlable d’émotions, de souvenirs, d’interprétations, de reproches…
On utilise dans ce cas - à tort - la dispute, pour soulager son cœur des rancœurs qu’il a accumulé au fil des jours : et au vu des dégâts que ça cause parfois, une chose est sûre : LES DISPUTES NE DOIVENT PAS SERVIR D’EXUTOIRE ! Pourquoi ? parce qu’en général, ce qu’on extériorise sous l’effet d’un trop-plein, n’est pas passé par la case « contrôle et inhibition »… Résultat : Ce qu’on dit n’est ni agréable à entendre, ni constructif, et ne reflète pas ce qu’on veut VRAIMENT dire ou exprimer. Pire : cela va envenimer la situation (on dit bien : « cracher son venin ») en menant le couple tout droit dans le mur…
La dispute ou plutôt, le conflit, pourrait pourtant servir à réajuster les inévitables quiproquos, malentendus et autres non-dits de la vie de couple, pour éviter que les tensions continuent d’augmenter.

Exprimer ses désaccords et tenter de trouver des compromis n’est en rien destructeur, bien au contraire. Encore faut-il connaitre l’art et la manière de bien s’y prendre !

Les conseils pour éviter un clash destructeur :

1. Crachez votre venin (videz votre sac) AVANT de vous disputer  : appelez un(e) ami(e), un proche (ou écrivez-le) pour exprimer tout ce que vous pensez et ressentez de votre conjoint qui se comporte d’une manière inadmissible, mais ne lui dites pas en face.  Au plus, écrivez une lettre (que vous ne lui donnerez pas !) pour lui faire tous les reproches qui vous viennent. Ou les deux ! Cette exercice vous aidera à extérioriser toutes les frustrations qui se sont accumulées et transformées très probablement en reproches ou en plainte; sans risquer d’envenimer la situation avec des mots blessants, rabaissants, jugeants…
 
 
​2. Essayez de vous centrer sur vos émotions : ce que vous ressentez quand il/elle vous dit (ou fait) ça : de la colère ? de la tristesse ? nommez vos émotions. Notez-les si besoin, et imprégnez-vous en les laissant « prendre place » en vous : si des larmes vous viennent, PLEUREZ ! Pourquoi ? Parce que pleurer fait du bien… si ce sont des larmes pour « évacuer », vous vous sentirez soulagé(e) ensuite.

 
3. Posez-vous maintenant cette question : Quel est le besoin qui n’est pas comblé dans cette situation ? Vous sentir en sécurité ? vous sentir aimé(e) ? respecté(e) ? Pouvoir identifier ce besoin vous sera d’une grande aide au moment de la discussion avec votre conjoint.
 

4. Demandez-vous ensuite si c’est à votre conjoint de combler ce besoin :
- Si la réponse est « oui », vous devrez lui exprimer sous cette forme : « quand tu dis ou fais mot ou geste problème, je me sens ressenti. Et j’ai besoin que tu besoin ».
- Si la réponse est « non », avant d’aller le voir, cherchez qui ou quoi doit vous permettre de répondre à ce besoin. Vous serez alors plus serein(e) quand vous aborderez à nouveau le sujet « sensible ».
 

5. Maintenant que vous êtes au clair avec vos émotions et vos besoins; essayez de vous mettre à la place de votre conjoint : ce n’est pas facile ? C’est vrai ! Se mettre à sa place demande de mettre un temps de côté son amour propre et de ravaler sa « fierté », mais vous pourrez constater à quel point c’est vraiment efficace. Demandez-vous : Qu’est ce qui se passe chez LUI ? Que peut-il ressentir ? Quel est son besoin ?
 
Si vous réalisez cet exercice sincèrement et sans a priori, vous découvrirez peut-être que sa perception est bien différente de la vôtre, qu’il y a une valeur importante pour lui qui a voulu s’exprimer ou qu’il a tenté de répondre à sa façon à votre besoin sans que vous le compreniez… Bref vous lèverez des malentendus vous donnerez la chance de mieux comprendre la situation et donc de mieux la gérer.
6. Votre perception est plus claire ? Alors il ne vous reste plus qu’une étape avant d’entamer une discussion sereinement. Préparez un plan d’action : cela vous parait inutile ou inadapté ? Vous changerez d’idée quand vous aurez testé. Dans votre plan d’action, choisissez le lieu et le moment pour commencer. Le lieu doit être calme et loin des enfants. Le meilleur moment est celui qui sera propice au retour au calme et à la disponibilité : la fin de journée par exemple, quand toutes les tâches quotidiennes sont remplies. Préparez à l’avance des phrases qui traduisent le mieux votre pensée : écrivez-les même si besoin. Changez-vous les idées, aérez-vous l’esprit, attendez que la « brume mentale » se soit dissipée. Puis dites clairement à votre conjoint que vous aimeriez discuter de ce qui s’est passé, en lui proposant le lieu et le moment que vous aurez choisi. En rien cela doit être imposé, mais votre conjoint doit comprendre que c'est vous qui avez besoin de discuter et non que vous l'obligiez.
 

7. Passez à l’action (doucement ☺) : allez le voir ou écrivez-lui (une autre lettre que celle rédigée dans le point 1 !), quel que soit le moyen que vous utiliserez, restez centrée sur ce que vous vivez et soyez prête à écouter ce que votre conjoint a à dire (ou acceptez qu’il préfère se taire pour l’instant).

7. BIS Et si votre conjoint n’est toujours pas ouvert à la discussion (il reste fermé, fuit ou n’écoute pas), n’insistez pas ! Mais réessayez quand il sera plus ouvert au dialogue…  Eloignez-vous même et laissez-le dans « sa grotte », le temps qu’il faudra pour qu’il redevienne ouvert au dialogue. Si vous ne respectez pas cette règle, vous vous exposez à des attaques ciblées qui ne feront qu’ajouter à votre frustration.
 
 

Les erreurs à éviter

Maintenant quelques conseils de choses à éviter ABSOLUMENT dans vos disputes : ce qui suit aura tendance à envenimer les conflits et amplifier les disputes. Ce n'est pas une simple précaution, c'est un impératif pour espérer dénouer vos crises conjugales :

  • Les insultes et les injures  non seulement, elles n’ont aucun intérêt (à part celui peut –être de vous soulager un moment… et encore, ça reste à voir !), mais en plus, elles mettent « de l’huile sur le feu » : en blessant l’autre (eh oui, c’est blessant d’être insulté ou injurié, même quand on se montre indifférent), elles vont le faire réagir : et les deux façons les plus répandues qu’ont les hommes de réagir c’est : l’agressivité… ou la fuite ! Dans les deux cas, ça coupe toute communication (saine) possible !
  • Les reproches à la chaine« Alors tu as fait ça, et ça , et en plus, tu as dis ça… » : inutile de continuer : après le premier « tu as fait ça », votre conjoint a fermé ses écoutilles : vous parlez à un mur !
  • Les flash-backs sur les disputes précédentesc’est risqué parce que même en imaginant que vous vous souveniez parfaitement de ce qui s’est dit et passé, votre conjoint lui, ne s’en souvient sans doute pas comme vous : résultat vous allez passer votre temps à rectifier la version de l’autre, échanger vos interprétations et au mieux passer à côté de la vraie discussion ; au pire, vous allez relancer d’autres sujets dans la « dispute en cours » et c’est le chaos assuré !
  • Les jugements : « tu ne comprends rien… »,  « tu es de mauvaise foi… » : Avouons-le, c’est vrai que c’est tentant, tant la situation parfois vous donne raison, mais encore une fois, mieux vaut se retenir de sortir des vérités qui ne vont qu’envenimer la situation (même si ce n’est pas toujours facile ! ;-)). Les jugements ont pour effet immédiat de « braquer » votre conjoint et s’il est vraiment de mauvaise foi, il vous en tiendra rancune et vous deviendrez « celle qui l’a injustement jugé ! ».
 


 

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Pour aller plus loin

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- Module Conseil pour sortir de la crise de couple >




Rédigé par Nathalie Colin-Fagotin, Lu 884 fois






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