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Comment savoir qu’un adolescent va mal ?




Beaucoup de parents se demandent à partir de quand ils doivent s’inquiéter. Si certains comportements ne trompent pas, d’autres sont liés directement aux transformations physiques et psychologiques de la période de l’adolescence. Alors, comment faire la différence ? Et à partir de quel indice peut-on savoir qu'un adolescent va mal ?


Qu’est ce qui caractérise l’adolescence ?

C’est une période de transition entre l’enfance et l’âge adulte. L’adolescent n’est plus tout à fait un enfant, mais pas encore un adulte.

Une période de transformations physiques, physiologiques et mentales : croissance physique, développement des organes, maturation sexuelle (organes sexués primaires et secondaires), production hormonale intense, développement de l’identité et de la personnalité, nouvelle configuration de la vie sociale (et familiale) de l’adolescent … Beaucoup de mutations surviennent pendant cette période de la vie créant chez l’adolescent des sources de préoccupation diverses.

L’adolescence est à la fois en continuité avec la période de l’enfance et une préparation à la vie adulte. Ce qui en fait une période à la fois sensible et riche en enjeux pour l’avenir.

Cette intense période de mutations va donc se traduire, pour l’adolescent, en comportements et attitudes qui peuvent parfois surprendre l’entourage : l’entourage assiste donc à un changement de comportement, mais aussi d’attentes, de préoccupations ; qui découlent directement des transformations internes décrites plus haut.


Qu’est-ce qui change dans le comportement de l’adolescent ?

Le corps change et suscite de la curiosité au mieux, et des inquiétudes ou du dégoût, au pire. L’adolescent, pour se rassurer, va passer beaucoup de temps à s’observer : il peut ainsi rester des heures dans sa chambre ou dans la salle de bain à s’observer et s’occuper de son corps. Il va aussi soigner sa tenue vestimentaire, sa coiffure, son look…en bref, son apparence; c’est à dire la face visible de ce qu’il est.

Il ressent le besoin de tester sa cote de popularité auprès de ses camarades, de voir s’il compte pour quelqu’un, pour un groupe de copains. Il va donc déployer beaucoup d’énergie et de temps pour se faire accepter dans un groupe, pour s’y conformer et forcer l’admiration de ses « pairs ». Cela se passe pendant le temps scolaire, mais aussi en dehors de l’école et ça passe notamment par les échanges via les réseaux sociaux, mais pas seulement.

Dans le même temps, l’adolescent ressent le besoin de se débrouiller tout seul, de prouver qu’il a grandi, de prendre se propres décisions. D’ailleurs, ses préférences s’affinent; il sait mieux ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas… Et il se sent de plus en plus assuré pour l’exprimer ouvertement devant ses parents, ses profs et ses copains; même si plusieurs années seront nécessaires pour qu’il apprenne à le faire à bon escient. Il va donc chercher à faire ses propres choix, les assumer, et abandonner les modèles parentaux qui lui déplaisent. Il va donner son avis, ou mettre en cause une règle établie dans la famille, exprimer son désaccord ou franchement s’y opposer… En bref, il fait du tri, s’approprie progressivement ce qui lui convient et délaisse le reste; y compris parfois ce qu’il considérait normal et bon quelques années plus tôt. 

Vers 16-17 ans, l’adolescent se questionne de plus en plus sur sa vie, ses origines, son avenir, et le sens que tout cela a… et il cherche des réponses ! Il n’a pas forcément une idée très claire de ce qu’il veut faire, mais il sait ce qu’il ne veut pas, il a une idée ce qui lui plairait et fait des choix de plus en plus en fonction de ses propres valeurs. Ce qu’on lui demande de faire va maintenant passer par la moulinette du sens et du sentiment du justice qu’il va développer. S’il trouve que quelque chose est injuste, il va l’exprimer ou refuser de le faire; au risque même de s’attirer des ennuis, si c’est important pour lui.


Quels indices indiquent que l'adolescent va mal?

Les signes qui généralement alertent l’entourage, sont des signaux que l’on pourrait qualifier de « bruyants » : agressivité, comportements risqués, fugues, addictions, décrochage de l’école, auto-mutilations… Et ces signes ont raison d’alerter l’entourage tant ils ont du sens quand on sait les décoder.

Mais les premiers signes apparaissent en fait bien avant d’en arriver à ces extrêmes : désintérêt pour ses loisirs ou pour l’école, tristesse « chronique », morosité, repli sur soi à l’école ou la maison (pouvant l’amener à couper les liens avec ses amis et sa famille), mal-être persistant, tenue vestimentaire « négligée », « appels à l’aide divers » : message, dessin, phrases lancées en pleine conversation et qui interpellent. 

Les signes peuvent aussi être physiques : manque d’appétit, maux de ventre ou de tête à répétition, fatigue chronique… Ces signes, s’ils durent et se multiplient sont l’expression évidente d’un mal-être, dont il faudra comprendre les causes.


Que faire quand un ou plusieurs signes apparaissent ?

Premier conseil : ne jamais prendre un signe à la légère. Même si à première vue, il ne s’agit pas de choses graves, mieux vaut prendre les devant et tenter de comprendre ce qui se passe; faute de quoi, ce signe léger se transformera en signe lourd, beaucoup plus difficile à traiter.

Ensuite, essayez de vous mettre à sa place pour comprendre ce qu’il peut vivre. Ce qui est dit plus haut, peut vous donner des pistes de compréhension, liées directement aux problématiques des adolescents.

Montrez-lui que vous êtes à son écoute et disponible. Et que quel que soit ce qu’il a à vous dire, vous êtes prêt(e) à l’entendre. (même si c’est parfois difficile, il faut bien le reconnaitre…)

Repérez dans quel « univers » le problème se situe : l’univers « école », l’univers « famille », ou l’univers « amis ». Suivant « l’univers » où se situe le problème, les solutions ne seront pas les mêmes.

Evitez les moqueries ou les sarcasmes  : ils ne sont jamais productifs, mais en plus, à l’adolescence, il y a une hyper-sensibilité aux jugements de valeur, à l’appréciation d’autrui : ce qui rend l’adolescent susceptible et peu ouvert à un humour de second degré. Au contraire, il risque de se braquer, de vous en vouloir et de se replier sur lui-même.

Si les signes qui apparaissent sont plus problématiques, l’orientation se fera soit, vers un professionnel qui comprend la problématique psychosomatique à l’adolescence, soit vers un spécialiste du comportement humain, comme une psychologue. L’important est qu’en plus de choisir le bon interlocuteur, l’adolescent doit se sentir à l’aise et suffisamment en confiance avec le professionnel qui l’accompagne pour pouvoir se confier et s’exprimer librement.


Pour écouter l'émission enregistrée sur Polynésie 1ère :

familipsy_du_16_11_2015_ado_mal_etre.mp3 Familipsy_du_16_11_2015_Ado_mal-être.mp3  (21.23 Mo)



Rédigé par Nathalie Colin-Fagotin, Lu 1288 fois






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